Un an après, nous rapprochons de la construction d’un procès juste.

Une année s’est écoulée depuis la tentative, le 12 février 2013, de me soumettre à un jugement sans témoins, sans temps de préparation et en pré-condamnant les arguments de la défense. Mais cela n’a pas réussi.
 
Depuis, j’ai vécu plus de 365 jours dans la clandestinité, protégeant derrière les tranchées ma liberté de ne pas être soumis à la volonté d’un État auquel je n’ai pas décidé d’appartenir.
 
À distance, je continue à observer que les banque restent intactes et conservent les mêmes privilèges et pratiques destructives pour l’humanité que ceux qui m’ont poussé à agir il y a plusieurs années. Je vois aussi que les États continuent non seulement à restreindre des droits sociaux, mais aussi certaines des libertés individuelles et civiles essentielles.  
 
Je ne vais pas m’étendre sur ce sujet car les réseaux sociaux ne parlent que de cela, mais je trouve que chaque jour qui passe légitime tout autant les actions passées que les projets que nous menons à bien à l’heure actuelle.  
 
Je ne changerai pour rien au monde ma décision de ne pas me présenter au jugement il y a un an. Cela m’a permis, par le biais d’Internet, de pouvoir participer pleinement et sans interruption au processus historique et révolutionnaire de la Coopérative Intégrale Catalane, dont nous avons diffusé le résumé de l’année 2013 (http://enricduran.cat/es/para-acabar-iel-ano-la-cronica-de-lo-que-ha-hecho-la-cic-el-2013/)
 
Le chemin de la CIC relève de nouveaux défis et vise des objectifs tels que :
 
Soutien à la prise en main de son destin personnel dans tous les domaines de la vie. Projection intégrale des personnes participant à la révolution intégrale.
 
Soin des relations humaines dans tous les domaines de la CIC (espaces de travail, espaces communs, espaces d’affinités, etc.).
 
Renforcement des processus d’autogestion à l’échelle locale. Accent mis sur la promotion de projets productifs sur le territoire.
 
Renforcement des processus de génération du système public coopératif.
 
Indépendance du système bancaire, renforcement des mesures de paiement, consolidation de l’économie interne entre membres de la CIC et de la commercialisation coordonnée de la production réalisée par ses membres.
 
Élargissement du nombre de personnes possédant des connaissances globales de la CIC et participant activement au processus.
 
Ce sont des objectifs suffisamment importants pour que je leur consacre la plus grande partie de mon énergie et que je risque ma liberté, alors que nous continuons à avancer, pas à pas, vers la création d’un monde nouveau, l’un de ceux qui doivent se trouver sur notre planète.
 
Pendant ce temps, dans la caverne du vieux monde, on continue à ignorer les motivations de fond de cette action, tout en maintenant le monopole de la force octroyée par les mêmes privilégiés qui ne sont jamais condamnés. Avec moi, cela ne marchera pas. 
 
 
Depuis la dernière mise à jour, il y a du nouveau.
 
Après plusieurs mois où il m’avait été refusé un droit aussi essentiel que celui de pouvoir me défendre lors d’une procédure de justice, j’ai été informé fin octobre –enfin ! –qu’une avocate d’office avait été désignée pour mon cas (7 mois après le compte rendu qui l’annonçait).
 
La dernière nouvelle de janvier 2014 relative à cette procédure en justice est que celle-ci a été suspendue pour une durée indéterminée en raison de mon absence (voir le compte rendu de la deuxième section de l’audience provinciale : http://enricduran.cat/?attachment_id=3942).
 
Parallèlement, il a été annoncé que mon nom est inscrit sur le registre des rebelles géré par le ministère de la Justice espagnol ! En vérité, c’est le seul registre dans lequel je me sens à mon aise… 
 
Je m’étais déjà déclaré rebelle dans le communiqué du 20 février 2013 dans lequel je remettais en question le système juridique actuel : http://enricduran.cat/es/comunicado-de-enric-duran-13-ni-leyes-para-mantener-las-desigualdades-ni-juicios-que-perpetuen-la-opresion/.
 
Dans ce communiqué, j’indiquais qu’il était nécessaire de construire une alternative au système judiciaire actuel. Depuis, nous avons travaillé et nous continuons à le faire pour que la résolution du conflit entre les mondes que présente mon cas ce fasse au moyen de l’extension d’une nouvelle manière de comprendre la justice.
 
Ainsi, voici une nouveauté importante : avec le soutien du groupe de travail de justice restauratrice avec lequel nous travaillons depuis l’été, j’ai demandé une médiation restauratrice à un groupe de personnes formées et expérimentées dans ce domaine. Ma proposition a été prise en compte et ces personnes ont commencé à travailler pour générer un processus d’interlocution directe entre les plaignants (banques, ministère public, etc.) et les personnes qui sommes liées à et défendons l’expropriation bancaire.   
 
Restez attentifs à mon blog, car il y aura d’autres nouvelles dans les prochaines semaines !
 
Enric Duran
17 février 2014

justiciaCAT

 

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